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  • Gérald

Interview G.F. Spencer - Ville de Chalon - Michel Poiriault

Bonjour les ami(e)s,


Voici un post un peu plus long que d'habitude, présentant à la fois mon cheminement à travers l'écriture et l'oeuvre qui en découla... il s'agit d'une interview qui fut réalisée voici quelques mois par Michel Poiriault pour la ville de Chalon.

Bonjour Michel,

Tout d’abord, je souhaiterais vous remercier pour cette initiative. Je vais tâcher de répondre au mieux à cette interview à distance.

- Pourriez-vous circonscrire les fondements de votre ouvrage « Le monde selon Marie » ?


J’ai coutume d’entamer ma présentation par « Ce récit est le fruit d’un hasard pour le moins heureux », je trouve cette épitaphe tellement juste dans son double sens que je n’imagine même pas en changer, mais lisez plutôt :

Tandis que je m’affairais à étudier la vie de Marie (La Sainte Vierge), je fis la découverte étonnante qu’au moins trois personnes célèbres ayant porté ce prénom au cours de l’Histoire se trouvaient avoir un point commun : nous ignorons les circonstances de leur mort et leurs dates de naissance et de décès restent inconnues à ce jour. De plus, ces trois êtres hors du temps, personnifiés par Sainte-Marie, La Malinche (1) et Marie Laveau (2) ont toutes trois servi d’intermédiaires entre les humains et des divinités, et ce dans un but de pacification de notre planète.

Après mûre réflexion, il me parut évident que ces points communs ne pouvaient s’expliquer que d’une seule et simple façon : ces trois personnes n’en furent en vérité qu’une seule, Marie, ce personnage messianique à qui fut attribuée cette mission de paix.

Une vie s’étendant sur 20 siècles est longue à raconter, me direz-vous. Raison pour laquelle je me suis fixé un objectif de quatre tomes pour mener à bien cette tâche. Je dois vous avouer que Marie m’aide beaucoup au fil de l’écriture, à un point tel que j’ai eu maintes fois l’impression qu’elle s’amuse à rédiger certains paragraphes à mon insu ;-). Ne cherchez pas trop à comprendre, seule une lecture attentive vous permettra de saisir ces instants.

Quatrième de couverture du premier tome :

« …Vous vous imaginez ? Anéantir le mal de cette planète ? Nous pourrions tous vivre en harmonie. Regarder nos enfants grandir et leur vraie nature s’épanouir. Une religion basée sur l’amour et la paix ne serait-elle pas la meilleure qui soit... ? » (Marie Nitaïnos)

1863 – Mexique

Interpellé par les services de renseignements, Ivan Chtov, un écrivain russe, se retrouve malgré lui sur le continent américain.

Blessé au cours du siège de Puebla, il est sauvé par Marie.

Sur fond d’un périlleux voyage initiatique à travers l’Amérique du Nord où s’entremêlent romance, espionnage, anciennes légendes et religions, Ivan va découvrir les étranges pouvoirs de sa compagne.

Fruit de quatre années de documentation et de voyages, ce récit uchronique de G.F. Spencer est un échantillon de ce que fut l’Amérique du Nord du XIXe siècle du point de vue de ses croyances chrétiennes, indiennes et vaudou.

(1) La Malinche : (Malinella ou Marie en nahuatl, langue des aztèques) fut la compagne et l’interprète d’Hernan Cortès au XVIe siècle lors de ses négociations avec l’empereur Moctezuma II.

(2) Marie Laveau : fut la grande prêtresse vaudou de La Nouvelle-Orléans au XIXe siècle.

- Visez-vous un lectorat particulier ?

À qui dois-je adresser ces mots ? Question cruciale que je me suis posée très tôt. La réponse coule pourtant de source. Si ce livre doit transmettre un message d’espoir, il était essentiel qu’il reste accessible à nos enfants. J’ai donc choisi de l’écrire en sélectionnant un vocabulaire compréhensible par tous, à partir de 13-14 ans. Je ne vous apprendrai cependant rien en vous disant que ce sujet peut avoir plusieurs niveaux de lecture. Certains passages où j’ai retranscrit les pensées d’Ivan tenant plus de l’essai philosophique que du roman. Des questionnements existentiels sont présents, sans pour autant alourdir, du moins je l’espère. Étrangement, ce sont les lectrices qui à ce jour l’apprécient le plus. La personnalité d’Ivan y serait-elle pour quelque chose ? Mystère… À noter malgré tout que 80% au moins des lecteurs sont des lectrices…

- Cet univers fictionnel délivre-t-il des messages, subliminaux ou non ?

Définitivement oui, mais j’insiste, aucune propagande à caractère religieux ou politique. Il est important de souligner que cette époque du XIXe siècle est caractérisée par des confrontations entre confessions indiennes, chrétiennes, vaudou, aztèques et bien d’autres encore bien moins connues en nos contrées. Je pense notamment aux Atlantes de Thélos ainsi qu’à la naissance des « saints du dernier jour », plus familièrement connus sous l’appellation « Les mormons ».

Le message en filigrane reste l’amour de notre terre, de notre espèce et de la beauté de ses convictions. Marie, pour avoir vécu si longtemps a été confrontée à toutes sortes de divinités, faisant d’elle une synthèse de l’état des croyances d’Amérique du Nord à la fin du XIXe siècle.