
Élise Tahan
Née en 1962 dans les plaines mélancoliques de l’Aisne, j’ai été une enfant rêveuse. J’ai toujours eu ce sentiment d’être debout derrière une vitre et de regarder la vie défiler, sans y prendre part. Observer, seulement.
Un jour, le cinéma a été accessible à un plus grand nombre grâce à la vidéo. Alors, pendant mon temps libre avec Orleans Image, une association de cinéastes amateurs orléanais, j’ai pris la caméra pour émouvoir ; surprendre aussi.
Après quelques prix reçus dans les festivals de courts-métrages, j’ai été plus impliquée à vivre. Comme s’il me fallait avoir été reconnue artistiquement dans mon petit réseau pour accepter de faire partie du monde.
Nath, arrête ton cinéma
Ces nouvelles dessinent l’itinéraire d’un passage : de l’observation retenue à la présence pleinement assumée, du miroitement argenté des festivals de cinéma à la page blanche enfin apprivoisée. On y entend la voix d’une femme qui confie ses hésitations, ses menues victoires, ses rêveries obstinées. On y perçoit l’étroite alliance de ses deux passions, le cinéma et la littérature, qui se répondent ici avec une délicatesse constante. Découvrir Élise Tahan, c’est entrer dans une mer de sensibilité. Ses récits, vifs et pourtant empreints de douceur, séduisent et ouvrent des horizons inattendus. Et l’on retient, au détour de ces pages, son humour discret, cette signature subtile qui fait de son écriture une présence singulière.









