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  • Gérald

Abda et la fille de la pluie - Petites histoires parallèles - Opus 2 - La Croix d'Agadez



Bonjour les ami(e)s,

En relation avec la sortie prochaine du roman "Abda et la fille de la pluie" d'Isabelle Malowé​, voici un article de Yasida.

Cette histoire m'a laissé penseur pendant de longues minutes. Romeo et Juliette, Tristan et Yseult, Manon et Ugolin... cet amour universel... qui ne réclame ni sel, ni épices, ni artifices. Tout est dit... dedans, sans calcul. Tout nait d'un regard, d'un geste, d'une parole...

Un sentiment profond de manque, immédiat, sans limite, si ce n'est la distance.

Cette croix est magique, du moins, elle l'est devenue, et sera reproduite à l'infini, jusqu'à la fin des temps...


Liens utiles :

https://www.e7ciel.com/product-page/abda-et-la-fille-de-la-pluie



Un message d'amour - teneghelt - la croix d'Agadez



Légende touarègue sur l'origine de la croix d'Agadez

Un jour, à la fin de l'été, l'homme, ne pouvant plus supporter la présence si proche de l'être aimé, préféra quitter le campement. Son tourment était si grand qu'il valait mieux qu'il s'en aille.

Il prit son méhari acajou clair, rapide à la course et son épée au fourreau garni de métal. Il replia son voile de front et s'éloigna dans la direction où paraissait la lune au commencement du mois. Tout le jour, il marcha d'un pas lent et cadencé, résigné, souffrant que l’œil réclame la vue de la personne aimée, et que l'amour soit un bourreau qui ne laisse pas mourir et ne laisse pas vivre.


Le premier soir, alors que le soleil tombait, il campa dans une plaine de sable fin. Les jours suivant, il suivit une ligne de grands arbres isolés, jusqu'à atteindre des régions montagneuses.

Toute la journée, il songeait : " Résigne-toi : tu n'as rien à espérer ; sans doute, a-t-elle oublié tes tempes et tes joues "

Chaque fois qu'il rencontrait un enfant qui faisait paître un troupeau, il lui demandait des nouvelles de son campement, et cherchait surtout à savoir ce qu'il advenait de la jeune femme au teint pur qu'il avait laissée.

Chaque paysage lui rappelait cette femme, rien ne pouvait l'effacer de ses pensées.

Il traversa des plaines et des déserts, sentit la soif et la faim lui tirer les lèvres et le ventre.

Il s'arrêta un jour dans une vallée où l'herbe était fraîche et abondante. Des campement étaient installés là, des femmes fardées, des enfants jouaient auprès de sources fraîches. Il fut bien accueilli, on ne lui posa pas de question sur les raisons de sa venue. On lui dressa une tente à l'écart. Tout le jour, il travaillait avec les hommes, et tous les matins, les femmes lui apportaient le lait.